Le ûd arabe
La mandoline tire son origine du
ûd
arabe (IX° siècle - Orient). Ce
dernier, sorte d'hybridation entre la
tambura et le
rebab donne
naissance à 2 instruments : la Guisterne et le
luth de la renaissance.
La guisterne
La guisterne se compose de quatre cordes simples – on trouve
dans
certains cas des guisternes à quatre cordes doubles
–
accordées en quarte (la-ré-sol-do du bourdon
à la
chanterelle).
La guisterne va perdurer du XIII° au XV°
siècle et aura
essentiellement pour fonction d'accompagner le chant comportant
quelques motifs mélodiques ornés et de poser les
cadences
de fin de phrases.
La bandurria
Au XVI° siècle, va naître en Espagne la
bandurria. Elle est
accordée par intervalles de quinte, et parfois de quarte, de
la même façon que la
vihuela.
Etant fréquemment utilisée afin d'accompagner les
poètes espagnols du XVI° et XVII°
siècles, c'est
à cette époque que l'instrument connaît
son
apogée.
La facture de la
bandurria
conduit à émettre l'hypothèse qu'il
s'agit
là d'un instrument intermédiaire entre la
guisterne et la
mandore. Cette facture va évoluer, au XIX°
siècle,
pour aboutir à l'instrument qui se nomme
désormais "
Laudes
espanioles". Ces derniers vont de nouveau se modifier pour
former actuellement les
bandurrias
modernes. Celles-ci connaissent un vif succès et font
l'objet
d'un enseignement de qualité, en particulier en Espagne,
où se forment depuis le début du XX°
siècle
des ensembles complets de
bandurrias.